Le Piano et ma vie


"Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs.” Montaigne

Ienissei Ramic naît à Moscou et vit ensuite en Serbie jusqu’à l’âge de 10 ans. Sa mère pianiste, Svetlana Ramic, le met au clavier dès 3 ans. Son père, virtuose, obtient le Premier Prix d’accordéon au Concours International de Venise en 1984.

Avec sa famille, Ienissei Ramic quitte la Serbie pour la France où il s’inscrit au Conservatoire de Boulogne-Billlancourt, dans la classe d’Hortense Cartier-Bresson, en 2004. Il y obtient un Premier Prix de piano la même année. Au Conservatoire National Supérieur de musique de Paris, Alain Planès lui dispense son enseignement de 2007 à 2012. Plusieurs distinctions, mentions « Très bien à l’unanimité du jury » lui sont don­nées en licence et master de piano. L’Académie Liszt de Weimar et l’Académie Mendelssohn de Leipzig le choisissent pour parfaire sa formation durant cette même période.

Serbo-russe, Ienissei Ramic s’inscrit dans la grande tradition du début du XXe siècle. En effet,il a travaillé avec sa mère dès son enfance, disciple du célèbre Evgeny Lieberman (un des rares élèves d’Heinrich Neuhaus), tradition dans laquelle le piano doit chanter. Ienissei Ramic est convié à donner des concerts en Russie, à Moscou, en Hollande, en Espagne et à Belgrade.

En 2012, il participe à plusieurs récitals dans la série : « Les Virtuoses du Cœur » dont la marraine est la célèbre pianiste Anne Quéffelec. Egalement compositeur, le Théâtre du Ranelagh à Paris le fait entendre lors de films muets.

En 2014, Ienissei Ramic donne les Etudes d’exécution transcendante de Liszt à la Salle Cortot à Paris et le concerto en sol de Ravel avec l’Orchestre de La Bastille. Il joue et crée à l’ occasion de la vente aux enchères a Drouot, le manuscrit de la sonate de paques de Fanny Mendelssohn, il sera qualifié de « Jeune Virtuose » par ‘’le Figaro’’.

Le parfumeur Jean-Paul Guerlain l’invite à donner un récital pour son anniversaire, et il se produit dans le Journal d’un disparu de Janaček mis en scène par Louise Moaty en 2015, Thierry Hillériteau  (‘’ le Figaro’’) écrit : « Il parvient à faire oublier les différentes orchestrations dont le cycle a fait l’objet pour le rendre à sa pureté originelle. »

En 2016 il enregistre les œuvres méconnues de Dynam-Victor Fumet et Raphaël Fumet chez Polymnie / The Orchard.